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■Nicol et. 151
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ICOLET (Jean-Baptiste), fils aîné des précédents et comme eux entrepreneur de spectacles, naquit à Paris, rue du Cœur-Volant, le 16 avril 1728, et mourut dans la même ville, rue des Fossés-du-Temple, le 27 décembre 1796. Dès 1753, J-an-Baptiste Nicolet avait un jeu dc marionnettes à la foire SaintGermain, et quelques années plus tard, iî joignit à ses acteurs de bois, des acteurs naturels qui représentaient de petites pièces, où lui-même, après avoir fait la parade extérieurement, remplissait avec talent les rôles d'arlequins et de financiers. Le succès couronna ses efforts, et en 1759 il s'établit sur le boulevard du Temple, dans la salle précédemment occupée par le spectacle mécanique de Fourré, et y fit représenter des opéras comiques ct des pieces du répertoire de la Comédie-Italienne. En 1763, Nicolet changea de local et ouvrit un théâtre plus vaste. Dès lors, grâce à sa prudence, sa sagacité et son esprit d'ordre, son entreprise grandit tous les jours davantage. Et pourtant les obstacles qu'il eut à surmonter furent nombreux. Sans parler des difficultés d'une exploitation théâtrale importante, il lui fallut encore se conduire avec assez d'habileté pour-ne pas exciter trop vivement la jalousie et l'envie des grands théâtres, et quand le succès trop éclatant d'une de ses pièces amenait la foule à son spectacle, savoir apaiser la susceptibilité ombrageuse de la Comédie-Française et dc la Comédie-Italienne et se sauver du péril en se conciliant les bonnes grâces du lieutenant général de police, chargé spécialement des théâtres forains. Telle fut pendant trente ans, jusqu'au jour où la loi proclama la liberté des théâtres, la situation embarrassante de Jean-Baptiste Nicolet. Jusqu'en 1772, son spectacle avait porté simplement le nom de théâtre de Nicolet ; mais à cette époque, sa renommée toujours croissante étant parvenue jusqu'à Louis XV, ce prince désira assister à une de ces représentations oit l'intérêt, habilement ménagé, allait toujours en croissant, ce qui avait donné lieu à la phrase devenue proverbiale : De plus fort cn plus fort, comme cbe^ Nicolet, et où il n'y avait pas moyen dc.s'ennuyer un seul instant. En conséquence des ordres du roi,
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